Entretien avec Aya Laraki, fondatrice de Cuimer – Maroc

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A 22 ans, la jeune marocaine Aya Laraki place la responsabilité sociale et environnementale au cœur de son projet. Avec Cuimer, elle allie tradition et développement durable au service de la mode. Alors qu’elle prépare d’ores et déjà son pitch de présentation pour les ARA 2019, nous l’avons rencontrée. Elle nous en dit plus sur ses engagements et son projet. 

 

Le LAB : « Pouvez-vous revenir sur votre parcours et sur vos responsabilités à l’heure actuelle ? »

Aya Laraki : « Âgée de 22 ans, je suis titulaire d’une Licence en Economie et Gestion des Entreprises. J’ai bénéficié d’un an de formation personnalisée en techniques de tannage de cuir à Casablanca. J’ai ensuite suivi plusieurs formations en entrepreneuriat dans un incubateur au Maroc et suivi de nombreux programmes internationaux. Actuellement je suis une formation professionnelle sur la haute maroquinerie à Paris. Parallèlement, j’occupe le poste de Gérante au sein de Cuimer, je suis aussi la responsable production et design. »

 

Le LAB : « Pouvez-vous nous en dire plus sur votre engagement ? Quelles sont les causes qui vous tiennent personnellement le plus à cœur ? »

Aya Laraki : « Le développement durable est au cœur de mes préoccupations. Notre politique RSE englobe : un aspect écologique grâce la revalorisation des déchets maritime et l’utilisation d’un processus de tannage végétal, une dimension sociale vu l’impact direct sur nos artisans en les formant en haute maroquinerie ainsi que l’amélioration de leur revenu, enfin, un impact sociétal par la sensibilisation de notre communauté grâce à nos ateliers de recyclage et à la promotion de la mode éthique. »

 

Le LAB : « Pouvez-vous nous en dire plus sur les raisons qui vous ont poussé à lancer votre start-up ? »

Aya Laraki : « J’ai fondée Cuimer pour 3 raisons principales : 

– Ma passion pour la mode éthique, 

– Défendre la cause animale,

– Aider les artisans à développer des techniques plus avancées de fabrication.

A Cuimer, nous espérons donner au consommateur un choix plus responsable, et créer l’effet boule de neige pour que la mode éthique atteigne tout son potentiel. »

 

Le LAB : « Pourquoi considérez-vous qu’il soit primordial d’encourager et de soutenir les jeunes entrepreneurs africains ? »

Aya Laraki : « L’Afrique compte certaines des économies les plus dynamiques au monde et une population jeune qui croît rapidement. Les jeunes diplômés ont toutefois tendance à partir à l’étranger ou à ne pas revenir en Afrique à la fin de leurs études, ce qui représente une menace croissante pour le progrès économique, social, environnemental et technologique du continent. Pourtant, ils pourraient jouer un grand rôle pour concrétiser les mutations attendues sur le continent et l’existence de tel programme motive les jeunes entrepreneurs africains à participer au développement de leur continent. »

 

Le LAB : « Pourquoi participer aux African Rethink Awards vous tient-il à cœur ? »

Aya Laraki : « Pour bénéficier de l’expertise des encadrants, des retours d’expérience, de la mise en contact avec des partenaires. Pour avoir une crédibilité et une visibilité extrême, pour bénéficier du financement et finalement pour augmenter notre impact environnemental et social sur le continent. »

Les équipes de Cuimer sur le terrain