Entretien avec Pyrrus Kouoplong, fondateur de Clinic Plant-Cameroun

Published by lelab on

Pyrrus Kouoplong, fondateur de Clinic Plant-Cameroun

Le jeune camerounais Pyrrus Oreste Kouoplong Koudjou souhaite apporter une réponse aux problèmes que rencontres les agriculteurs du continent. Avec Clinic Plant, il propose une solution innovante à la propagation de maladie sur les récoltes. Alors qu’il se prépare à participer aux African Rethink Awards en octobre 2019, nous l’avons rencontré. Il nous en dit plus sur ses motivations et son projet. 

Le LAB : « Pouvez-vous revenir sur votre parcours et vos responsabilités à l’heure actuelle ? »

Pyrrus Oreste Kouoplong Koudjou : « En 2015, j’ai créé la start-up Promagic pour mettre en relation les agriculteurs et les grossistes. Le manque d’opportunités de distribution de leurs produits n’est pas le seul problème rencontré par les agriculteurs. Faute d’information, ces derniers sont souvent confrontés à la propagation de maladies sur leurs récoltes. En 2018, j’ai alors commencé à travailler avec des ingénieurs agronomes et des agriculteurs afin de trouver une solution. En février 2019, nous avons proposé une application web, Clinic Plant. Cette dernière identifie les maladies des plantes à partir d’une image. En ce moment, nous travaillons sur la version mobile de l’application qui permettra aux agriculteurs de diagnostiquer une plante malade sans connexion internet. Elle sera disponible en septembre 2019. »  

Le LAB : « Pouvez-vous nous en dire plus sur votre engagement ? »

Pyrrus Oreste Kouoplong Koudjou : « Mon ambition est de vulgariser le digital à travers le monde et de permettre à des millions d’agriculteurs de vivre dignement du fruit de leur travail. »

Le LAB : « Pouvez-vous nous en dire plus sur les raisons qui vous ont poussé à lancer votre start-up ? »

Pyrrus Oreste Kouoplong Koudjou : « Je suis né dans une famille d’agriculteurs vivant dans un minuscule village. Lorsque je suis arrivé en ville, je me suis aperçu que les agriculteurs ne gagnaient pas à hauteur de ce qu’ils produisaient. La plupart d’entre eux, tout comme mes parents, envoient des tonnes de denrées alimentaires en ville, mais la richesse créée est accaparée par les grossistes et les revendeurs. C’est en voulant proposer une solution à ce problème que j’ai lancé mes deux start-ups. » 

Le LAB : « Pourquoi participer aux African Rethink Awards vous tient-il à cœur ? 

Pyrrus Oreste Kouoplong Koudjou : « Cela me tient à cœur pour plusieurs raisons : 

  • Affiner notre vision stratégique
  • Réseauter et échanger avec nos pairs entrepreneurs africains
  • Gagner en visibilité
  • Se confronter à d’autres d’initiatives »