Harshna Jivan – Doctorante Afrique du Sud

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Département de Physique Nucléaire, Université de Wittwatersrand, Johannesburg

L’influence de la déformation nucléaire sur la Résonance Dipolaire Pygmée (PDR) dans les isotopes du Samarium.

Rechercher des propriétés subtiles de structure dans les noyaux atomiques

Harshna Jivan a grandi dans la communauté « indienne » de la ville de Lenasia, située au sud de Johannesburg. Elle a fait toutes ses études primaires et secondaires dans l’école hindou Shree Bharat Sharda Mandir (SBSM). Son père est décédé quand elle avait 5 mois et sa mère a dû élever seule ses deux filles. « J’ai grandi avec une vision différente de ce qu’était le rôle

des femmes et des hommes, dans une structure familiale monoparentale malheureusement trop courante dans ma communauté », explique-t-elle.

Étudiante à l’Université de Witwatersrand, elle a décroché sa Licence en sciences avec mention, et poursuivi avec Master en sciences. Elle a consacré son mémoire de maitrise à la description des dommages causés par les radiations dans les détecteurs à scintillement en plastique pour le calorimètre hadronique du détecteur ATLAS au CERN en Afrique du Sud. Ce travail a été rendu possible grâce au stage de trois mois en physique qu’elle a pu effectuer à travers le consortium SA-CERN auprès de la communauté scientifique internationale.

Pour son doctorat, elle a rejoint le groupe « Wits Nuclear Structure Physics » qui se concentre sur les études des modes d’excitation collective des noyaux atomiques. Elle étudie plus spécifiquement le rôle que joue la déformation nucléaire dans le mode de Résonance Dipolaire Pygmée (PDR en anglais) sur les isotopes du Samarium. Une interprétation de ce « PDR » peut être visualisée comme un cœur saturé de protons et de neutrons oscillant contre les neutrons d’accès (une « peau » de neutrons).

Les recherches sur le « PDR », dont la structure nucléaire sous-jacente n’est pas encore bien comprise suscitent un fort intérêt de la part de la communauté physique nucléaire. Ces recherches sont nécessaires à cause d’une possible corrélation entre la force du « PDR » et l’épaisseur de la « peau de neutrons », ses implications dans la limitation de l’Equation d’État Nucléaire (EOS), qui joue un rôle important dans la description des étoiles à neutrons et les autres objets astrophysiques denses. Le « PDR » a aussi une influence dans le Process R- stellaire, en particulier dans la synthèse de noyaux lourds.

Harshna Jivan s’est intéressée à la science dès son plus jeune âge, grâce à un ensemble de livres de vulgarisation contenant des expérimentations sur des thèmes scientifiques très divers à faire à la maison « que j’adorais réaliser et que j’utilisais religieusement ». A l’université, elle avait d’abord suivi un Bachelor généraliste avant de s’orienter ensuite en biologie et en génétique, comme sa sœur. Informée de l’ouverture d’une nouvelle filière en science nucléaire et ingénierie au sein de l’université, elle a décidé de se réorienter : « La meilleure décision que j’ai jamais prise !». Cette filière a été créée pour répondre à la demande grandissante d’ingénieurs nucléaires en Afrique du Sud.

Harshna Jivan s’est récemment vu décerner la bourse de doctorat NRF Scarce Skills et a remporté la médaille d’or pour Element Lab Diamond Research Lab ainsi que pour le centre d’excellence DST / NRF en matériaux forts (pour sa performance académique dans la catégorie des distinctions en physique). Elle a reçu le prix commémoratif Jan Loubser (du meilleur projet de distinction en physique) et le prix du mérite PG Masters. Elle a également remporté le prix de la conférence pour les présentations orales aux conférences annuelles de l’Institut de physique de l’Afrique du Sud (SAIP), dans la filière nucléaire, radiation et physique des particules. Elle est également l’auteur de sept articles scientifiques.

 

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For Women In Science : les scientifiques africaines primées qui puisent dans leur patrimoine

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