La FinTech, avenir de l’inclusion financière en Afrique ?

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La FinTech, avenir de l’inclusion financière en Afrique ?

Avec 39% des levées de fonds réalisées en Afrique en 2018, le secteur de la FinTech est souvent vu comme un moteur du continent. Dans un entretien accordé à CIO Mag, Loïse Tamalgo, en charge des Relations publiques pour l’Afrique subsaharienne de Huawei Northern Africa, révèle ainsi que plus de 100 millions d’utilisateurs africains ont troqué les cartes bancaires en plastique contre des solutions de paiement mobile, des crédits numériques ou encore de la crypto-monnaie. Le secteur est donc particulièrement dynamique et des villes comme Lagos comptent jusqu’à 48 FinTech, selon le Global Fintech Index.

Néanmoins, la FinTech se heurte à des enjeux colossaux sur l’ensemble du continent africain. Dans leur rapport « Digital 2020 », Hootsuite et We Are Social montrent ainsi que, si 59% de la population mondiale utilise internet, le pourcentage d’internautes de la population africaine n’atteint que 22% en Afrique centrale, 23% en Afrique de l’Est ou encore 36% en Afrique de l’Ouest. Un enjeu de taille est également l’accès à l’énergie. Selon le rapport « Africa Energy Outlook 2019 », 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité en 2019 et ce chiffre atteindra encore 530 millions en 2030.

Sur un continent dont le taux de bancarisation ne dépasse parfois pas les 20% (voir la base de données Global Findex 2017), les FinTech ont cependant un rôle immense à jouer. Si elles parviennent à relever les enjeux d’accès à l’Internet et à l’électricité main dans la main avec les gouvernements, les start-ups peuvent répondre aux enjeux d’inclusion financière sur le continent. Tel est l’objectif notamment de PaySika, la start-up de Roger Nengwe  (https://lelab.info/paysika-ou-la-revolution-des-paiements-en-afrique/).