Le LAB est éco-responsable avec EcoAct

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Thierry Fornas, Président et co-fondateur d’EcoAct

Pour accompagner son engagement éco-responsable, le Land of African Business a choisi EcoAct, le meilleur cabinet européen en la matière. Depuis 12 ans, le Groupe EcoAct apporte aux entreprises et aux territoires une expertise unique permettant d’anticiper et de se transformer positivement face au changement climatique. Partenaires du LAB, les experts d’EcoAct développent à l’échelle internationale des stratégies d’atténuation et d’adaptation. Ils permettent aux dirigeants de faire du climat un véritable levier de performance et d’innovation. Pour cela, le groupe EcoAct rassemble 3 pôles d’expertises : le conseil stratégique, la modélisation et l’analyse de données et la conception et le pilotage de projets. Avant de revenir sur le Bilan Carbone et le projet soutenu par le LAB en 2018 grâce à l’accompagnement d’EcoAct, Thierry Fornas, Président et co-fondateur d’EcoAct, nous en dit plus sur l’importance d’intégrer un prix interne du carbone.

Le LAB  – Qu’est-ce exactement qu’un prix interne du carbone et que propose EcoAct en la matière ?

Thierry Fornas. “ Avant tout, EcoAct est l’acteur de référence pour la décarbonisation des entreprises, tant pour celles installées sur le sol français qu’à l’international. Le prix interne du carbone est un axe clé qui place la décarbonisation au cœur du business de nos clients en traduisant la donnée climatique dans le langage économique. Notre accompagnement repose donc d’abord sur la définition d’une stratégie globale de décarbonisation visant à transformer le risque climatique en levier de performance. Nous accompagnons ensuite nos clients sur la conception de la méthodologie pertinente pour calculer un prix carbone correspondant à leurs objectifs de décarbonisation. Enfin, nous nous assurons de la bonne mise en œuvre de ce prix, de la conception d’un outil à la formation des collaborateurs.”

Le LAB : “Qu’est-ce que ce prix interne du carbone recouvre comme outils ?”

Thierry Fornas : “Fixer un prix interne du carbone sous-entend la mise en place de plusieurs méthodes au sein de l’entreprise. Notamment le fait de piloter ses investissements en intégrant le coût carbone à l’ensemble des décisions, notamment via des outils de simulations financières. Il s’agit aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre de ses activités ou de ses produits en payant un coût carbone associé. Cela peut se faire en créant un fonds carbone interne pour financer des actions de réductions ou encore en finançant des projets de compensation carbone.

Le LAB :”Où en est-on de l’intégration d’un prix interne du carbone aujourd’hui en France? Et à l’international ?”

Thierry Fornas : “On constate un développement important du prix du carbone parmi les grandes entreprises. Selon le dernier rapport du Carbon Disclosure Project, une organisation internationale à but non lucratif spécialisée dans le reporting environnemental dédié aux entreprises et aux villes, 517 d’entre elles y ont eu recours en 2016, soit 19 % de plus qu’en 2015. En France, ce sont 50 entreprises qui font aujourd’hui appel à cet outil. Le bon prix carbone dépend des objectifs que l’entreprise se fixe. Les prix instaurés sont donc très variables, allant de 10 euros à plus de 100 euros la tonne de CO2.

Le LAB :”N’est-ce pas un vœu pieu, sur fond de climat économique incertain, que de croire que les entreprises vont développer un prix interne du carbone ?”

Thierry Fornas : Pas si la problématique est abordée correctement! Les objectifs de réduction doivent définir le prix carbone et non l’inverse. Dans les faits, on observe deux tendances qui sont toutes deux très encourageantes. D’abord, le fait que les entreprises soient de plus en plus nombreuses à se fixer des objectifs de réduction montre sa pertinence: bien pensé, il se révèle utile au quotidien. Ensuite, ces objectifs de réduction sont de plus en plus ambitieux et répondent désormais aux préconisations du Giec: 190 entreprises se sont ainsi engagées dans l’initiative Science-Based-Targets, ce qui signifie qu’elles alignent leurs objectifs de réduction à un scénario où l’augmentation des températures restera en-deçà de 2°C. Les objectifs de ces entreprises deviennent en réalité plus ambitieux que ceux des États eux-mêmes, dont les contributions nationales actuelles ne permettront pas d’atteindre l’objectif de l’accord de Paris.

Le lAB : ”Combien cela coûte-t-il ?”

Thierry Fornas : “Ne pas prendre en compte le coût du carbone revient de plus en plus cher! Le coût de l’inaction ira croissant si rien n’est fait pour infléchir la courbe du réchauffement: l’augmentation de 2°C impliquerait une perte de 800 milliards de dollars d’actifs et 2500 milliards pour un réchauffement de 2,5 degrés. À l’inverse, la décarbonisation représente un véritable levier de performance pour les entreprises. Les quelques retours d’expérience sur le prix carbone le prouvent. À titre d’exemple, en 2014, Société Générale a économisé 14 millions d’euros par an sur sa consommation énergétique, grâce à un fonds carbone abondé à hauteur de 3,2 millions d’euros. Les bénéfices sont ici évidents.

 

Bilan Carbone – LAB 2018

 

Bilan Carbone LAB 2018

La compensation carbone offre un moyen sans précédent pour lutter contre le changement climatique. C’est la solution adoptée par le Land of African Business (LAB) qui a organisé, à Paris en 2015 et 2016, puis à Abidjan en 2017 et 2018, les Rencontres du LAB, un lieu de rencontre privilégié entre les entrepreneurs africains et les investisseurs étrangers.

Les rencontres du LAB participent à la lutte contre le changement climatique puisqu’elles promeuvent des initiatives qui répondent efficacement aux problématiques de mutation sociétale, économique, sociale et environnementale de l’Afrique. Or, elles génèrent aussi un coût environnemental important : fonctionnement des centres de conférences, restauration, aménagements intérieurs, consommation de papier, électricité, consommation d’eau, déchets directs, transports et hébergements des participants, etc.

Le LAB est conscient de son impact environnemental et désire honorer son engagement éco-responsable en faisant appel au plus grand cabinet de compensation européen, EcoAct. Ce dernier réalise le Bilan Carbone de chaque rencontre et l’accompagne dans le développement de projets de réduction de carbone. Grâce au Bilan Carbone calculé chaque année par EcoAct, le LAB connaît le montant exact d’émissions de gaz à effets de serre qu’il génère et les convertis en crédits carbone, c’est-à-dire, en fonds d’investissement en faveur de projets de lutte contre le changement climatique. Chaque année, le LAB choisit deux projets responsables de compensation carbone établis sur le continent africain, répondant aux objectifs du développement durable formulés par l’ONU, afin de pallier les émissions incompressibles liées à l’organisation de l’événement.

 

Le projet Neema

 

Parc National de Tsavo (Kenya)

Pour compenser les émissions de gaz à effets de serre générées par la IVe édition des rencontres du LAB organisées à Abidjan en 2018, le choix s’est porté sur un projet certifié par Gold Standard, l’un des standards de certification les plus rigoureux au monde pour l’homologation de projets de compensation carbone volontaire.

Le LAB a donc contribué pour un montant de 106 tonnes équivalents de CO2 au projet Neema (Kenya). Le programme Neema lutte contre la dégradation de la forêt des parcs nationaux de Tsavo, situés au Sud-Ouest du pays, gangrénée par la production illégale de charbon et la fertilisation des sols par brûlis.  Grâce à sa mise en place, 170 000 hectares de forêt ont été protégés, 90 000 arbres ont été plantés, 400 emplois et 5 entreprises durables ont été créés.