Les recherches de Georgina Nyawo sur la tuberculose​

Published by Le LAB on

Les recherches de Georgina Nyawo sur la tuberculose

(Zimbabwe)

Georgina NYAWO - Zimbabwe

Dernière-née de sa famille, Georgina Nyawo, dont tous les frères et sœurs sont titulaires d’un diplôme universitaire, est cependant la seule à avoir entrepris une carrière scientifique. « J’adore les expériences scientifiques et j’ai toujours été très curieuse. En revanche, quand on est une jeune femme au Zimbabwe qui a la chance de poursuivre des études, il y a beaucoup de pression pour faire les études les plus à même d’assurer la sécurité de l’emploi à court terme ».

Pour surmonter les difficultés auxquelles le Zimbabwe était confronté, elle a décidé de partir en Afrique du Sud afin de poursuivre ses études de premier cycle en biochimie et microbiologie. « Cela m’a rendu moins naïve malgré mon jeune âge, car j’ai pris conscience de la situation autour de moi ».  Étant à l’étranger, elle savait que, pour réussir, elle devait être plus performante que ses compétitrices, surtout concernant le financement pour ses recherches.

Pour son doctorat, elle s’est jointe au groupe de mycobactériologie clinique et épidémiologie (CLIME) afin de pouvoir consacrer ses recherches à la tuberculose. Le CLIME fait partie du Centre d’excellence pour la recherche biomédicale sur la tuberculose de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Stellenbosch. « La tuberculose, qui demeure la principale cause de décès infectieux dans le monde, constitue un problème de santé majeur en Afrique. Comprendre les effets de la tuberculose sur la composition microbienne chez les patients (et vice versa) est donc d’une grande importance pour la santé humaine.»

Dans sa thèse qui doit s’achever en 2020, elle étudiera la manière dont les bactéries habitent le corps des patients atteints de tuberculose et la comparera avec des patients malades dont la tuberculose a été confirmée par séquençage génétique. De plus, elle évaluera le système immunitaire de l’hôte par rapport au microbiome. « Cette meilleure compréhension peut aider à expliquer les résultats cliniques variables et mener à la mise au point de nouvelles interventions thérapeutiques et/ou diagnostiques qui les améliorent en surveillant ou en modifiant le microbiome. »

Georgina Nyawo prévoit de poursuivre ses recherches. Elle le sait déjà, elle a un bel avenir dans son domaine. « En tant que scientifique, je crois qu’il est important d’autonomiser les jeunes. J’ai participé bénévolement à différents projets de tutorat au fil des ans, et ce que j’ai remarqué, c’est qu’il est important de commencer à encadrer les enfants dès leur plus jeune âge. Je veux aussi un peu d’expérience à l’étranger, un scénario différent et de la formation pour bâtir sur ce que j’ai appris jusqu’à présent. Cela me donnera également l’occasion de collaborer pendant ma formation postdoctorale. Ensuite, je rentrerai chez moi.»

Retrouvez Georgina Nyawo :