L’explosion de la mobile money en Afrique – 17 avril 2020

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L’Afrique atteindra voire dépassera 500 millions d’utilisateurs de comptes de mobile money en 2020, selon Jeune Afrique (https://www.jeuneafrique.com/920420/economie/lafrique-depassera-les-500-millions-dutilisateurs-de-mobile-money-en-2020/?utm_source=linkedin.com&utm_medium=social&utm_content=jeune_afrique_eco&utm_campaign=post_articles_linkedin_eco_03_04_2020). 50 millions de créations de compte ont été enregistrées en 2019, portant le nombre d’inscrits à 469 millions sur le continent africain. L’hebdomadaire panafricain a notamment interviewé Sylvain Morlière, consultant du cabinet conseil Sofrecom, qui a identifié plusieurs axes de progression : « En Afrique centrale, les réglementations ne sont traditionnellement pas assez claires, bien qu’elles soient en train d’évoluer en zone BEAC. Les situations sont très hétérogènes. Le mobile money fonctionne par exemple très bien au Cameroun et au Gabon ».

Cette évolution dans le domaine des paiements a eu un impact sur de nombreuses start-ups de la tech africaine. Une comme M-Pesa, lancée en 2007 par l’opérateur Safaricom au Kenya, permet aux utilisateurs de déposer de l’argent de manière sécurisée sur un compte stocké sur leur téléphone portable. L’application s’est depuis exportée en Inde, en Afrique du Sud (https://www.howwemadeitinafrica.com/m-pesa-launched-in-south-africa/3611/) et dans plusieurs pays d’Europe de l’Est à partir de 2014. M-Pesa, qui revendique plus de 20 millions de consommateurs, représente 75% des parts du marché des transactions mobiles d’un pays qui a un des plus forts taux d’utilisation de téléphone par personne.

L’utilisation de mobile money devrait encore se développer avec la pandémie de Covid-19. Plusieurs start-ups spécialisées dans le domaine des paiements mobiles ont facilité l’accès à cette méthode pour éviter les contacts physiques. Certaines institutions nationales ont même donné des directives en ce sens, comme la Banque centrale ghanéenne qui a imposé aux acteurs locaux des dispenses de frais similaires sur les paiements sans contact. Des normes qui, combinées à l’expansion précédentes de ces applications (https://www.jeuneafrique.com/917021/economie/tribune-mobile-money-et-si-m-pesa-etait-inimitable/), devraient contribuer à faire croître ce phénomène dans les années à venir.

 

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