PaySika, ou la révolution des paiements en Afrique

Published by Le LAB on

PaySika, ou la révolution des paiements en Afrique

CRECE 2019 © Photo David Bécus

En février 2020 à Toulouse est née PaySika, la start-up qui va révolutionner les moyens de paiement en Afrique à travers une application mobile et un chatbot Messenger. Imaginée par Roger Nengwe, ingénieur en intelligence artificielle et robotique, et ses trois co-fondateurs, PaySika a pour ambition de répondre à trois enjeux majeurs en Afrique : le faible taux de bancarisation du continent, la difficulté qu’ont les marchands pour obtenir des détails fiables sur leurs clients et le faible développement des paiements en ligne, possibles uniquement localement et sur de faibles montants.

Lorsqu’il aidait son père dans sa boutique au Cameroun, Roger Nengwe avait en effet fait le constat que l’inventaire était difficile à réaliser, car les ventes étaient enregistrées dans un bloc-notes, difficile à tracer, difficile à parcourir pour la comptabilité et absolument inefficace pour une maîtrise de sa clientèle. À cela s’ajoute la difficulté à rendre la petite monnaie aux clients, laquelle entraînait directement la baisse du chiffre d’affaire. Il avait également rencontré des difficultés pour payer ses frais de scolarité à son arrivée en France, car, habitué à payer en liquide au Cameroun, il ne possédait pas de compte bancaire.

Si PaySika « est issu d’une anecdote », comme le dit Roger Nengwe, son initiative est vite devenue une plateforme mobile disponible sous forme d’application mobile et de chatbot Messenger. Ces outils permettent tout d’abord de régler ses achats sans contact, un moyen de paiement privilégié en période de pandémie de Covid-19. L’utilisateur peut également obtenir une carte bancaire en 30 secondes pour effectuer des achats à l’international, permettant ainsi de payer des abonnements à des services internationaux ou encore de sponsoriser ses pages sur les réseaux sociaux. Les cartes sont rechargeables par mobile money, une solution locale déjà utilisée par de nombreux citoyens africains. La dernière fonctionnalité de PaySika est la possibilité de payer ses factures en ligne.

En seulement deux mois d’activité, la start-up compte déjà plus de 500 clients. Parmi eux se trouvent des utilisateurs de plateformes internationales telles que Netflix ou Spotify, ou des entrepreneurs qui utilisent les cartes PaySika pour sponsoriser et booster leurs pages en ligne. PaySika est également en contact avec une entreprise de motos-taxis, qui pourraient recevoir les paiements de leurs clients en dématérialisé sur PaySika plutôt qu’en liquide.

La start-up de Roger Nengwe est donc en pleine expansion. Opérationnelle au Cameroun et au Gabon, elle souhaite rapidement s’implanter en Afrique francophone : Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Togo, Nigeria. Son fondateur aimerait pouvoir ensuite développer PaySika dans des pays d’Afrique anglophone et, finalement, conquérir le marché africain dans sa totalité. « L’idée c’est de faire en sorte que quand quelqu’un pense « paiement en Afrique », il pense à PaySika », nous confie-t-il.

Une de ses ambitions est également de permettre aux membres des diasporas africaines de pouvoir utiliser PaySika pour effectuer des transactions avec leurs proches en Afrique. « Beaucoup de personnes de la diaspora ont fait part d’un ensemble de soucis, que nous comptons intégrer dans les années à venir pour faire en sorte qu’elles puissent se servir facilement de PaySika », confirme Roger Nengwe.

Désormais, l’objectif de l’équipe de PaySika est de faire découvrir la plateforme via les réseaux sociaux, notamment pour les paiements à l’international, et à travers un démarchage terrain pour la solution de paiement sans contact. La start-up, basée à Toulouse, souhaite également mettre à disposition d’autres entreprises les outils créés pour PaySika, comme ceux de vérification de l’identité des utilisateurs.

Si le projet de Roger Nengwe et de ses collègues de PaySika vous intéresse, n’hésitez pas à consulter leurs réseaux sociaux :

  • Pour LinkedIn, cliquez ici
  • Pour Facebook, cliquez ici
  • Pour leur site internet, cliquez ici