Renforcer l’intégration sahélo-saharienne, la Route transsaharienne

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Lancée en 1960 sous la forme d’un projet pharaonique, la Route transsaharienne reliera prochainement Alger à Lagos, en passant la Tunisie, le Niger, le Mali et le Tchad.

La réouverture de la frontière entre l’Algérie et le Maroc permettrait à ce dernier de s’y associer.

Étendue sur 9 500 km, il ne reste que 220 km nigériens et 700 km maliens à bitumer.

En 2018, le Président du Niger inaugurait un tronçon de 140 km reliant Tanout à Zinder. Le projet est financé par l’Algérie à hauteur de 3 milliards de dollars et par le Nigéria pour 1 milliards de dollars.

Il permettra de désenclaver 400 millions d’habitants et sera créateur d’emplois, notamment dans la transformation agro-industrielle. L’Algérie importe près de 10 milliard de dollars de produits alimentaires par an.

Ces derniers pourraient provenir du Sénégal ou du Burkina Faso à moindre coût par voie terrestre. Selon une étude de la Badea, la route transsaharienne pourrait réduire de 75 jours la durée de transport d’un produit entre un pays enclavé du Sahel et l’Europe.

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